Éditorial
À nouveau, ce numéro de la revue offre un décentrement de l’actualité. Cela débute par deux textes que j’ai appréciés traduire puis juxtaposer. Dans le premier, Martha Rosler, artiste et auteure américaine, explique comment les business du foncier et de l’art ont toujours avancé main dans la main pour contraindre les classes laborieuses. Dans le second, Jeff Wall dresse un portrait mélancolique de Vancouver, où il habite. Le point de vue critique sur la ville de ces deux textes est une qualité dont il y aurait matière à s’inspirer.
Puis vient un autre couple de textes, lequel interroge notre rapport aux images et à leur contexte. Dans une traduction d’un article de Kasia Iakovlenko, il est question des images que produit la guerre, tant celle d’Ukraine que celle vécue par Francis Bacon dans les incendies du Blitz de Londres. Le texte suivant est un journal de bord, il témoigne de la rencontre entre la photographe-narratrice Anissa Michalon et Drissa Coulibaly, exilé malien, dont la fin tragique n’aura pu être évitée par la photographie.
Bonne lecture !
Yves Drillet